2022 marquait le 60e anniversaire du terme familier « woke », dont le premier emploi connu remonte à 1962, sous la plume du romancier afro-américain William Melvin Kelley. À l’époque, il signifiait être conscient du monde et voir à travers la désinformation et la propagande politique susceptibles de fausser votre compréhension de l’actualité. On disait « Stay woke » à ses amis et à ses alliés, au sens de rester attentif à la politique et de ne pas abandonner la lutte.
Mais le terme a pris depuis une connotation moins favorable et sert à railler quiconque pourrait s’en réclamer. Il décrit une personne qui soutient des politiques progressistes, en laissant entendre qu’elle le fait de façon naïve ou mal informée. Choisissez n’importe quel projet social progressiste auquel vous vous opposez : le féminisme, BLM, les droits autochtones, les droits trans, etc. Si vous estimez que ces mouvements poussent trop loin le politiquement correct, vous les dites « woke », mais vous l’entendez de façon sarcastique.
Est-ce un problème nouveau, ou est-ce la même querelle que l’humanité a toujours connue entre les progressistes qui veulent que le monde change et les conservateurs qui jugent ces changements excessifs ? Croyez-vous que le wokisme menace sérieusement notre société, ou s’agit-il d’un problème mineur exagéré à des fins alarmistes ? Faut-il réveiller les woke ?
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