Nous avons le privilège de vivre dans un pays où règnent la liberté, l’abondance alimentaire et des soins de santé abordables. Si vous gagnez plus de 42 000 $ canadiens par année, vous faites partie du 1 % mondial — l’une des personnes les plus riches de la planète. Notre position de richesse et de bonne fortune nous oblige-t-elle à aider ceux qui, par malchance, ne sont pas nés avec les mêmes occasions que nous ?
Certains défendent une vision fortement altruiste ou utilitariste et estiment que nous devrions tous verser une large part de nos revenus à des œuvres de bienfaisance, jusqu’à ce que les injustices mondiales soient aplanies. D’autres prônent une autonomie radicale ou un égoïsme rationnel et soutiennent que chacun doit assumer la responsabilité de sa propre situation.
Beaucoup d’entre nous se situons quelque part entre les deux et interrogeons notre propre conduite. Combien devrais-je donner ? Devrais-je m’offrir des vacances ou donner à ceux qui sont dans le besoin ? Devrais-je acheter un nouveau téléphone en sachant qu’il a été fabriqué avec des minerais de conflit et du travail forcé ? Comment concilier notre désir de vivre notre vie et de trouver notre place dans la société avec le tort que causent nos choix et les occasions que nous avons d’améliorer les conditions de vie d’autrui ?
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