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L’éthique alimentaire

Le végétarisme et le véganisme sont en hausse. Devant la variété grandissante de substituts de viande, de produits d’imitation et de restaurants végé, The Economist a baptisé 2019 l’année du vegan. Une part croissante de la population réduit ou élimine sa consommation de produits animaux.

Les partisans soutiennent que les animaux ont des émotions et ne devraient pas être soumis à des souffrances inutiles. Ils estiment que l’élevage est inhumain, mauvais pour l’environnement et gourmand en ressources. À ces préoccupations éthiques s’ajoutent, pour certains, des motifs religieux ou spirituels.

Les opposants répliquent que l’être humain est naturellement omnivore, qu’il a besoin de viande pour obtenir des nutriments essentiels et que les plats de viande sont au cœur de nombreuses cuisines culturelles. Ils soutiennent que les animaux ne sont pas des agents moraux au même titre que les humains, et qu’ils ne sont donc pas titulaires des mêmes droits.

D’autres adoptent une position mitoyenne : réduire la consommation de viande serait une proposition plus réaliste que l’éliminer. Ils préconisent le flexitarisme, le réducitarisme et des campagnes comme « Les lundis sans viande » pour convaincre un plus large public de diminuer sa consommation.

Êtes-vous végétarien ou végane ? Êtes-vous opposé à toute restriction des produits animaux ? Pensez-vous à l’environnement ou aux conditions des travailleurs lorsque vous achetez vos aliments ? Comment aborder ces questions éthiques ?

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